En 2005
Belot par k.o.
Constantin Belot (4/6, Bourgogne) a conquis son premier titre de champion de France. En finale, face à son camarade du Pôle France de Poitiers et tête de série n°1, Adrien Puget (3/6, Guyenne), touché à la cuisse gauche pendant le match, il s'est imposé 2/6, 6/2, 6/3.
Sitôt sorti du court, Constantin Belot avait du mal à réaliser la portée de sa victoire. Il faut dire qu'elle avait un goût particulier parce qu'il l'avait obtenue face à un ami blessé à la cuisse gauche à partir de la fin du deuxième set.
Comme aux Petits Ducs à Dijon et aux Espoirs Poitou-Charentes à Iteuil, Belot et Adrien Puget se sont retrouvés en finale. En ces deux occasions, le sociétaire de l'AS Haillan avait imposé sa puissance redoutable, lui qui mesure déjà 1,79 m à 14 ans.
La revanche de Belot
Joueur au tempérament offensif, doté d'un joli revers à une main et surtout d'un service et d'un coup droit percutants, Constantin n'avait alors pas su comment résister. Battu en deux sets à chaque fois (6/4, 6/3 et 6/2, 7/6), il a pris sa revanche sur la terre battue de Roland-Garros. Pourtant, il en semblait loin à la fin du premier set. Repoussé par les coups lourds de son adversaire, notamment en coup droit, Belot accumule les fautes en début de partie pour perdre cette manche 6/2.
Mais Puget a du mal à repartir au combat. La chaleur extrême qui règne sur Paris l'accable. Rapidement, il est mené 4-0. A 4-1 contre lui, le joueur de l'AS Haillan efface un break de retard. Malheureusement pour lui, dans ce jeu, pris à contre pied par une jolie volée de coup droit de Belot, il se blesse à la cuisse gauche. A 5-2, le kiné lui bande la cuisse. Handicapé, Puget se déplace très difficilement, et le joueur de l'USO Nevers égalise tranquillement à un set partout d'un coup droit gagnant (6/2).
"C'est bizarre"
Sur sa lancée, Belot se détache une nouvelle fois 4-0, non sans avoir effacé trois balles de débreak. Le kiné a en effet desserré le bandage et Puget se déplace mieux. Belot retombe alors dans ces travers face à un adversaire qui remet la balle. Il se précipite, oublie de faire durer les échanges et se fait remonter à 4-3, 30A. Le Bourguignon se reprend pour boucler le match.
Après 2h07 de jeu, un dernier coup droit dans le filet met fin au calvaire de Puget et délivre Belot. "C'est bizarre, racontait le vainqueur après la remise des prix. Gagner de cette façon, ce n'est pas super." Plus tard, il tempérait : "Un grand titre, ça fait toujours plaisir, même si je suis convaincu que le chemin est encore long jusqu'au haut niveau."
En 2007
Tête de série n°2, Julien Obry (-2/6, Picardie) a conquis son plus beau titre à Paris. En finale, il a fait craquer la tête de série n°1, Adrien Puget (-2/6, Guyenne), son partenaire du pôle France de l'Insep.
Pourtant, tout avait mal commencé. L'épaule douloureuse au début du tournoi, Julien était même très mal embarqué en demi-finales contre l'excellent Gianni Mina (2/6, Guadeloupe).
Heureusement pour lui, la douleur s'est estompée en finale à l'heure d'affronter une "vieille" connaissance : Adrien Puget, tête de série n°1. Intégrés ensemble en pôle France à Poitiers il y a trois ans et aujourd'hui à l'Insep, champions de France 15-16 ans en double l'an passé, membres de l'équipe de France, Obry et Puget n'ont plus de secret l'un pour l'autre. Mais leurs affrontements sont très souvent serrés. Ce fut encore le cas.
Julien Obry le raconte : "J'étais tendu au premier set et il m'a bien pris à la gorge. Mais dès le début du deuxième set, j'ai essayé de prendre le jeu en main. Ce que j'ai bien fait. Ça m'a permis de me relâcher". Et de faire parler son élégant tennis varié avec un revers à une main qui ravira les esthètes. De plus en plus irrégulier, Puget n'a pu capitaliser sur le gain du premier set. Battu 3/6, 6/1, 6/2, celui qui s'était incliné deux ans plus tôt en finale des 13-14 ans a failli "zapper" la remise des prix, se ravisant finalement. "Même s'il était favori, je savais que j'avais le jeu pour l'embêter, a expliqué Obry. A chaque fois, il y a une petite tension quand on s'affronte."
Belot par k.o.
Constantin Belot (4/6, Bourgogne) a conquis son premier titre de champion de France. En finale, face à son camarade du Pôle France de Poitiers et tête de série n°1, Adrien Puget (3/6, Guyenne), touché à la cuisse gauche pendant le match, il s'est imposé 2/6, 6/2, 6/3.
Sitôt sorti du court, Constantin Belot avait du mal à réaliser la portée de sa victoire. Il faut dire qu'elle avait un goût particulier parce qu'il l'avait obtenue face à un ami blessé à la cuisse gauche à partir de la fin du deuxième set.
Comme aux Petits Ducs à Dijon et aux Espoirs Poitou-Charentes à Iteuil, Belot et Adrien Puget se sont retrouvés en finale. En ces deux occasions, le sociétaire de l'AS Haillan avait imposé sa puissance redoutable, lui qui mesure déjà 1,79 m à 14 ans.
La revanche de Belot
Joueur au tempérament offensif, doté d'un joli revers à une main et surtout d'un service et d'un coup droit percutants, Constantin n'avait alors pas su comment résister. Battu en deux sets à chaque fois (6/4, 6/3 et 6/2, 7/6), il a pris sa revanche sur la terre battue de Roland-Garros. Pourtant, il en semblait loin à la fin du premier set. Repoussé par les coups lourds de son adversaire, notamment en coup droit, Belot accumule les fautes en début de partie pour perdre cette manche 6/2.
Mais Puget a du mal à repartir au combat. La chaleur extrême qui règne sur Paris l'accable. Rapidement, il est mené 4-0. A 4-1 contre lui, le joueur de l'AS Haillan efface un break de retard. Malheureusement pour lui, dans ce jeu, pris à contre pied par une jolie volée de coup droit de Belot, il se blesse à la cuisse gauche. A 5-2, le kiné lui bande la cuisse. Handicapé, Puget se déplace très difficilement, et le joueur de l'USO Nevers égalise tranquillement à un set partout d'un coup droit gagnant (6/2).
"C'est bizarre"
Sur sa lancée, Belot se détache une nouvelle fois 4-0, non sans avoir effacé trois balles de débreak. Le kiné a en effet desserré le bandage et Puget se déplace mieux. Belot retombe alors dans ces travers face à un adversaire qui remet la balle. Il se précipite, oublie de faire durer les échanges et se fait remonter à 4-3, 30A. Le Bourguignon se reprend pour boucler le match.
Après 2h07 de jeu, un dernier coup droit dans le filet met fin au calvaire de Puget et délivre Belot. "C'est bizarre, racontait le vainqueur après la remise des prix. Gagner de cette façon, ce n'est pas super." Plus tard, il tempérait : "Un grand titre, ça fait toujours plaisir, même si je suis convaincu que le chemin est encore long jusqu'au haut niveau."
En 2007
Tête de série n°2, Julien Obry (-2/6, Picardie) a conquis son plus beau titre à Paris. En finale, il a fait craquer la tête de série n°1, Adrien Puget (-2/6, Guyenne), son partenaire du pôle France de l'Insep.
Pourtant, tout avait mal commencé. L'épaule douloureuse au début du tournoi, Julien était même très mal embarqué en demi-finales contre l'excellent Gianni Mina (2/6, Guadeloupe).
Heureusement pour lui, la douleur s'est estompée en finale à l'heure d'affronter une "vieille" connaissance : Adrien Puget, tête de série n°1. Intégrés ensemble en pôle France à Poitiers il y a trois ans et aujourd'hui à l'Insep, champions de France 15-16 ans en double l'an passé, membres de l'équipe de France, Obry et Puget n'ont plus de secret l'un pour l'autre. Mais leurs affrontements sont très souvent serrés. Ce fut encore le cas.
Julien Obry le raconte : "J'étais tendu au premier set et il m'a bien pris à la gorge. Mais dès le début du deuxième set, j'ai essayé de prendre le jeu en main. Ce que j'ai bien fait. Ça m'a permis de me relâcher". Et de faire parler son élégant tennis varié avec un revers à une main qui ravira les esthètes. De plus en plus irrégulier, Puget n'a pu capitaliser sur le gain du premier set. Battu 3/6, 6/1, 6/2, celui qui s'était incliné deux ans plus tôt en finale des 13-14 ans a failli "zapper" la remise des prix, se ravisant finalement. "Même s'il était favori, je savais que j'avais le jeu pour l'embêter, a expliqué Obry. A chaque fois, il y a une petite tension quand on s'affronte."
